Les oiseaux nous regardent
Les oiseaux nous regardent
Dans cette série, carnets, diptyques, le regard n’est plus situé là où on l’attend. Il ne vient pas frontalement de l’oiseau, figure traditionnelle de l’observation , mais se disperse, se déplace, se diffracte.
Les yeux apparaissent ailleurs : au sol, dans l’espace périphérique, comme si la vision avait quitté le corps pour contaminer le territoire.
le regard devient un phénomène diffus, presque cartographique. Il s’inscrit dans un réseau de signes, de lignes, de fragments, qui évoquent des relevés, des tracés, lien avec la cartographie, thématique telle un fil rouge.
L’image fonctionne ainsi comme une cartographie sensible, où les contours du corps se mêlent à des flux, des écritures, des signes flottants. Des lettres apparaissent, des formes hybrides émergent, comme si le langage lui-même était en train de muter. L’oiseau n’est plus seulement un oiseau : il devient une construction instable, un assemblage de motifs organiques et graphiques.
le regard se décentre, le corps se fragmente, l’espace se met à observer, et questionnant en retour la place du spectateur.
Carol RIU
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